Manifeste Tous Phocéens

Les raisons de la colère

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D’aucun se seront aperçus de l’ambiance délétère qui règne autour de l’Olympique de Marseille ces derniers mois et s’en justifient plus ou moins par des fantasmes et autres raccourcis qui du point de vue du supporter olympien peuvent paraitre injustifiés voir ridicules.

Ces « aucun » ce sont les médias nationaux, les journaux régionaux mais aussi autres analystes du contexte footballistico-marseillais qui ne connaissent l’OM que par communiqués et résumés de matches interposés.D’autres avis, tout autant décalés de la réalité (voir plus) sortent régulièrement, selon que l’on soit dirigeant et membre du club olympien ou affilié aux organismes parallèles à la société Olympique de Marseille. Comprenez par-là, « journalistes-propagandistes » sur OM.tv ou groupes de supporters aux intérêts autres que la santé sportive de leur club adoré.

Alors, dans ce marasme, tous trouvent des raisons plus ou moins farfelues, nées d’observations à la louche et tous sont dans un état d’aveuglement assez sévère concernant le désamour qui touche le club marseillais.

Pas une fois l’un d’entre eux n’est venu parler aux supporters "lambda" pour comprendre leurs doutes, leurs indignations ou leur colère, et ce déficit d’information doit être comblé afin que le dialogue reprenne au détriment de la stigmatisation et de la désinformation.

Point par point nous allons tenter d’exprimer les doutes, les rancœurs et les indignations nées de dizaines d’années d’incompréhension et de frustrations autour de l’OM.

L’ère Louis-Dreyfus : 18 années de transition

La première grande erreur des observateurs est de faire croire que les problèmes actuels ne sont que le résultat de quelques matches perdus plus ou moins minablement. L’exaspération actuelle est bien plus profonde. Elle commence par la résultante de nombreuses querelles dont le feu RLD était passé maître en la matière.

Les supporters olympiens sont usés par les sempiternelles oppositions pour qui ont vu nombre de saisons en eaux troubles minées par des querelles internes néfastes aux résultats sportifs du club.

Parmi ces pugilats, vient par hasard le spectaculaire coup de tête de Pierre Bubiton contre son successeur Etienne Ceccaldi. On retiendra aussi le procès de Christophe Bouchet fait à ce même Dubiton ou encore les chamailleries par presse interposée entre ce dernier et Bernard Tapie « version 2 ». Et de voir RLD s’enorgueillir de les avoir mis là ensemble, pour assouvir une certaine vengeance (malsaine ?) à les voir "s’entretuer". Et que dire des dernières sorties médiatiques de Vincent Labrune et de ses prédécesseurs ? C'est pour le bien de l’OM, sérieusement ?

Mais tout ceci ne serait que pure anecdote si les résultats avaient suivi. Et aujourd’hui le constat est accablant pour la famille Louis-Dreyfus. 1 titre de champion de France comme seul trophée majeur et quelques coupettes dont la mémorable « coupe à toto » fêtée dignement en tongues pour ce qui sera la seule joie du défunt milliardaire.

Depuis l’arrivée de ‘Robert le généreux’ le 19 Décembre 1996, auront remporté ce championnat de France : Monaco (2 fois), Bordeaux (2 fois), Lyon (7 fois), Paris (bientôt 2 fois) … et au même niveau que l’OM, avec un seul titre donc, on retrouve Nantes, Lille et Montpellier.

Parmi ces clubs, beaucoup ont gagné leurs titres grâce à des réussites avant tout sportives qui ne doivent rien au mécénat ou la générosité de leur actionnaire/président. Comment alors supporter l’idée que la présence de la famille LD soit une « chance » pour l’OM sous seul prétexte qu’elle injecte sa menue monnaie sporadiquement dans "son" club ?

Là où les autres gagnent avec les moyens du bord, l’OM n’y est arrivé que péniblement, avec l’appui d’un mécène et ce, malgré un capital club à l’aura jusqu’alors inégalée en France, dans, et hors des frontières de l’hexagone.

Si l’argent fait le bonheur dans d’autres clubs européens, on s’aperçoit donc que depuis de nombreuses années, il est très mal utilisé à l’OM. En attestent d’ailleurs les procès dus aux transferts de joueurs ou encore aux récentes écoutes téléphoniques qui impliquent directement des gens hauts placés au club. Combien de fois l’entité « OM » a été trainée dans la boue à cause de ses finances mal gérées ces 18 dernières années ? Trop.

Doit-on rappeler que le club a été menacé de relégation administrative et que RLD a dû payer par dizaines de millions d’euros les retombées de sa propre ingérence ? Doit-on rappeler que cette même ingérence l’a emmené devant les tribunaux, souillant un peu plus son image et abimant un peu plus sa fragile santé ?

Alors le supporter olympien ne comprend pas quand la famille Louis-Dreyfus n’intervient pas lorsque l’un des grands noms du milieu marseillais demande des comptes au directeur sportif en place pour placer son fils dans l’équipe première.

18 ans d’erreurs stratégiques dans le choix des hommes amenés à gouverner l’OM et aucune leçon d’apprise. Il y a de quoi perdre confiance, non ?

Car il faut n’avoir que la mémoire courte pour ne pas se rappeler des politiques sportives qui ont découlé de ces problèmes managériaux dus à l'absence de position des décideurs. Le plus marquant et récent exemple reste l’intersaison qui précédera le départ de Didier Deschamps.

L’OM alors champion de France pour la première fois depuis 1993 voit les querelles s’intensifier lors d’une intersaison complétement abracadabrantesque. L’OM perd son capitaine et buteur providentiel à quelques heures de la clôture du mercato d’été, l’entraineur en place n’a pas les joueurs qu’il souhaite et le directeur sportif est toujours un peu plus écarté de toute forme de décisions.La saison est bien en-dessous des attentes générées par le titre de la saison passée et des clans se forment « naturellement ». Oui tout ceci est naturel quand aucune autorité supérieure n’est là pour rappeler que l’intérêt de tous prévaut sur les positions individuelles. Car le football c’est aussi un sport collectif en dehors du terrain. Quand messieurs Deschamps et Anigo ont décidé de se tirer à boulets rouges, ont-ils pensé une seule seconde à l’intérêt supérieur du club ? Pas plus que Pierre Dubiton et ses différents adversaires quelques années plus tôt.

Mais le plus grave reste cette ingérence de l’actionnariat et de ses organes représentatifs. Comment, après tant d’années d’erreurs managériales, la famille Dreyfus et ses conseillers n’ont-ils pas prévu les retombées de telles actions néfastes à l’image du club et à ses résultats ? Une fois de plus, l’ensemble des supporters olympiens se retrouvent devant le fait accompli : l’OM est condamné à l’instabilité car ceux qui payent ne sont pas ceux qui décident.

Aujourd’hui beaucoup d’amoureux de l’OM sont las de ces querelles, sont las de cette famille qui ne s’intéresse guère à eux et qui le prouve un peu plus chaque jour par son admirable absence de la vie olympienne.

"Gouverner c’est prévoir" dit-on, hors la sensation partagée est que l’OM version Louis-Dreyfus, malgré ses nombreuses erreurs passées n’apprend pas ou ne veut pas appendre.

18 ans que le supporter lambda observe inlassablement cette instabilité chronique due à un "jemenfoutisme" hallucinant de la famille Louis-Dreyfus. Comment avec autant d’argent injecté ne pas avoir été plus exigeant en terme de résultats ? Pourquoi n’avoir pas tranché vivement en remerciant tous les responsables de ces échecs plutôt que de prendre le parti de certains malgré leur influence néfaste sur la santé sportive du club ?

Car s'il y a un paradoxe étonnant, c’est de voir avec quelle efficacité et rapidité les gens qui ont un tant soit peu fait lever les foules se sont fait éjecter du club marseillais. On pense à Erik Gerets qui malgré l’absence de titres nous a fait sourire, voire rire, et nous a fait nous procurer du plaisir sur tous les terrains de France. On pense à l’incapacité de RLD de s’opposer au transfert de Didier Drogba. On pense aussi au mutisme financier des Louis-Dreyfus durant le passage de Pape Diouf à la direction sportive. C’est peut-être à ce moment où tout semblait aller bien qu’il fallait injecter 40 millions, non ?

Le supporter a de la mémoire (et bien plus que les journalistes ou observateurs semblerait-il) et pas une fois ces interrogations légitimes ne sont venues aux oreilles des actionnaires pourtant. Une autre question légitime ne leur a pourtant jamais effleuré les lèvres : cet OM est-il vraiment à sa place ?

En 18 ans de règne la famille Louis-Dreyfus n’a fait que mettre à mal cette interrogation. Cela fait parti des nombreuses fractures qui divisent aujourd’hui les supporters olympiens. S’ajoute à cette fracture, celle qui oppose les « pro » et les « anti » de toutes sortes de clans, nés de l’absence évidente de prises de décisions courageuses de l'actionnariat. S’ajoute enfin la fracture entre un club populaire obligé de composer avec des millionnaires qui ne partagent absolument plus les mêmes valeurs que leur public.

Cette fracture de nature sociale est difficilement résorbable malheureusement. Elle s’atténue cependant … par l’investissement personnel, le professionnalisme, le partage et le don de soi, qui, s’ils ne sont pas naturels, peuvent s’apprendre. En 18 ans, les supporters de l’OM n’ont ressenti de la proximité avec leur club que durant le passage du Lion de Rekem qui avait réussi l'exploit de réunir joueurs et public sous une même étoile. Ne pas avoir intégré ces valeurs réclamées par le public marseillais est un autre motif d’exaspération.

Des valeurs ? Quelles valeurs ?

La deuxième grande erreur des observateurs de l’OM est celle de croire que le supporter marseillais de 2014 n’est plus le même que celui du "passé" et que ses motifs de satisfaction ne sont plus les mêmes.

Pourtant dans les travées du Vélodrome comme sur les réseaux sociaux, on s’aperçoit bien souvent que beaucoup ne sont pas tombés de la dernière pluie et que si certains n’ont connu que les aventures de la bande à Nanard sur K7 vidéo (pour peu qu’ils sachent ce qu’est un magnétoscope), beaucoup ont "vécu" le l’OM version RLD malgré tout, avec acharnement et ferveur.

Sans aller trop loin dans l'histoire, attardons-nous sur 1999-2000 par exemple. Marseille finit vice-champion de France et finaliste de l’UEFA la saison précédente et "patatra" tout s’écroule mystérieusement (déjà). L’OM ne s’en sort pas sur le carré vert et malgré ses stars internationales, patauge dans les méandres du classement de Division 1. S’en suivra même une deuxième année consécutive à flirter avec la relégation.

On rappellera sans hésiter ce soir de défaite sur un but contre son camp de William Gallas, et que ce dernier avait vu les heures suivantes, ses compères joueurs s’enfuir dans le coffre de leur voiture pour éviter le caillassage en règle de leur automobile. On rappellera aussi que ce même William Gallas avait cependant marqué d’une superbe percée l’une des plus belles victoires européennes de ces 20 dernières années contre le Manchester United tout juste auréolé d’une nouvelle coupe aux grandes oreilles… le tout dans une ambiance à domicile magistrale.

Alors on voudrait bassement nous faire croire que l’humain qui vibrait derrière un OM 18ème de D1 serait aujourd’hui différent de celui qui boycotte l’OM actuel ?

Ce genre de raccourci est honteusement empreint d’une facilité dont malheureusement trop d'observateurs font aujourd’hui usage. Il suffirait pourtant de parler avec les supporters pour comprendre les raisons qui les poussent aujourd’hui à tourner le dos à leur propre club.

Alors, on peut honnêtement dire que les facteurs sociaux et concurrentiels sont quelques explications mais en aucun cas ils n'expliquent fondamentalement où se trouve la de fronde actuelle.

La réussite parisienne (ou monégasque ?), c’est un peu le citron sur la plaie, mais ça n’est en rien la cause des troubles de désamour entre le club et ses fidèles. Certains "spécialistes" aiment bien s'en accommoder mais à vrai dire, le supporter marseillais est bien trop orgueilleux généralement pour s’occuper du sort des autres. Ce qui l’intéresse avant tout (à des années lumières du reste en fait) c’est son club, son OM et les valeurs qui en découlent.

« Fiers d’être marseillais » ça vous dit peut-être quelque chose messieurs les observateurs avertis ? Quand l’OM reste à jamais le premier club français à faire un zéro pointé en Ligue des Champions, quand l’OM ne gagne aucun match contre un prétendu rival en plus de 2 ans et à l’inverse prend des roustes mémorables sous le sourire bienveillant de son président, quand l’OM ne gagne qu’un titre majeur en 20 ans, quand l’OM perd minablement contre des équipes au budget 2 à 3 fois moins important, il y a de quoi ravaler sa fierté. Non ?

« Droit au But » ensuite. Combien de fois en 18 ans, l’OM a-t-il fini avec la meilleure attaque du championnat et/ou avec le meilleur buteur du championnat dans ses rangs ? Combien d’années l’OM s’est-il érigé en modèle du beau jeu offensif ? A vrai dire 1 an ou 2 peut-être. De quoi se demander ce que fait encore cette maxime sur le maillot, malheureusement.

Mais le supporter marseillais sait aussi ne pas forcément faire la fine bouche et se contenter de valeurs plus terre à terre, à base de cou … rage et de volonté. Demandez donc aux supporters ce qu’ils pensent de joueurs comme Lorik Cana ou Gabriel Heinze qui, sans être des génies balle au pied, ont su conquérir le cœur de tous les afficionados en bleu et blanc. Alors forcément ça fait mal quand on voit les joueurs en place courir aux vestiaires sans saluer ni supporters ni journalistes après une simple défaite.

Plus déroutante encore reste la mansuétude dont tout ce beau monde bénéficie de la part des gens qui les payent et particulièrement de celle accordée aux gens censés les recruter.

En ne prenant que rarement leurs responsabilités, RLD puis son épouse, n’ont fait donc qu’accroître un sentiment d’abandon que ressentent aujourd’hui les supporters, las de voir des personnes au CV vide occuper des fonctions essentielles à la bonne santé sportive du club.

Inexorablement, certaines personnes plus ou moins bien attentionnées ont fini par comprendre que l’ingérence de MLD serait pour elles une bénédiction...

Marseille : la blonde, Labrune et les truands

Pourquoi donc une grande partie des amoureux de l’OM demanderait le départ de la famille Louis-Dreyfus ? Par simple jalousie des "nouveaux riches" ? Bis répétita, c’est prendre les gens pour des imbéciles que de penser ainsi.

La réponse est bien plus simple pour quiconque jonche l'actualité olympienne régulièrement. Les supporters arrivent à bout d’un système qui ne leur a que trop peu apporté de plaisir ou au contraire que bien trop de déceptions et d’humiliations. Aujourd’hui l’OM est dirigé plus que jamais sur le seul fait de la connivence et du copinage et pas sur celui de la compétence.

A y regarder de près, qu’ont prouvé et gagné messieurs Labrune, Anigo, Spinosi, Passi ou Emon à leurs postes respectifs par le passé ? Quelle légitimité ont-ils obtenu professionnellement pour arriver à ces postes à responsabilité ? Aucune en fait.

Messieurs Anigo, Passi, Spinosi et Manouvrier n’ont jamais officié dans un autre club de foot professionnel que l’OM avant d’y entrer. Pire, certains n’ont aucun diplôme certifiant un minimum leur capacité à effectuer leur tâche dument. Monsieur Emon est certainement la personne la plus qualifiée de toutes et ne sert que de prétexte pour couvrir ceux qui devraient au minimum avoir leurs diplômes.

Monsieur Labrune, spécialiste de la communication, n’a jamais officié dans quelconque club de footballl auparavant (pas même en amateur) et ne peut même pas se targuer d’un parcours professionnel exemplaire en terme de directeur d’entreprise. Quelles entreprises a-t-il fondé de ses mains ? Quelles réussites majeures lui sont dues ? Aucune, si ce n’est d’avoir toujours été un bon soldat aux ordres de ceux qui décident pour lui.

Ce résumé accablant est pourtant juste, l’OM est donc une entreprise qui génére des millions d’euros de chiffre d’affaire, à qui on a donné les clefs à des stagiaires aspirants, au mieux à des novices. Le trait est grossi mais implacablement réaliste. Le seul fait d’arme de ces personnes est d’avoir été un jour dans les petits papiers d’un tel ou d’un tel.

Si la présence de Mr Labrune est due à sa proximité avec celle de la famille Louis-Dreyfus, celles de Mr Emon, Mr Passi et Mr Spinosi le sont grâce à leur amitié avec un José Anigo de plus en plus puissant dans le club. Car au-delà du copinage, ce qui a fini par écœurer un peu plus les supporters reste l’impunité avec laquelle certains des membres du club sont passés maîtres dans le fait de ne jamais faire face à leurs responsabilités.

Et le mystère de la promotion par l'échec, tout le monde a oublié aussi? Petit rappel, quand un entraineur se plante avec la « meilleure équipe depuis 10 ans » (Cf. Christophe Bouchet) au lieu de le remercier, on lui donne naturellement les clés du secteur sportif pro l’année d’après. C’était d’autant plus "logique" que, si l'on regarde les résultats de l’équipe réserve et du centre de formation à l’époque, eux aussi étaient catastrophiques. Cette situation est absurde et intenable.

A l'heure où bon nombre de spectateurs olympiens triment pour trouver un emploi, ou le préserver malgré leurs (sur-)qualifications, avouez que la situation est on ne peut plus grotesque.

Alors, personne n’a rien dit lors du putch de Mr Labrune qui a vu Mr Anigo lâchement revenir sur ses paroles (« Si Pape Diouf s’en va, je pars aussi »). Personne n’a rien dit car dans le doute il est de bon ton de s’abstenir, et bon nombre de supporters ont laissé leur chance à la direction en place.

Le bilan 2 ans plus tard est implacable : couardise, mesquinerie, copinage et incompétence sont les seules valeurs de cet OM. Ce ne sont malheureusement pas les seuls maux dont les supporters semblent arriver à saturation, à commencer par le plus honteux de tous : la répression, et ce par tous les moyens, légaux ou pas.

Depuis la prise de fonction de Mr Labrune, toute forme de contestation semble impossible. Cela a commencé l’an dernier avec la plainte de l’OM contre un groupe de supporters contestataires. Puis est venu le temps de museler les médias en leur dictant un code de bonne conduite. Rebelote en portant à nouveau plainte contre un jeune de 19 ans qui n’avait pour intention que de brandir ... un mouchoir blanc en forme de contestation.

De son côté, Mr Anigo entretient des relations très proches avec certains groupes de supporters et a fini par faire taire toute forme de contestation dans ces groupes de plus en plus acculés par des lois répressives visant à en finir une bonne fois avec eux. Le message est clair « soit vous filez droit, soit on ne vous soutient plus et vous disparaissez ». Et quand ce ne sont pas les groupes de supporters qui jouent le jeu de l’oppression, ce sont les stadiers aux ordres qui exécutent le rituel mis en place par la direction, à savoir réprimander toute forme de contestation.

Combien de banderoles enlevées, combien de chants contestataires étouffés devront encore subir les supporters marseillais ?

Alors comprenez que beaucoup d’entre eux ont décidé de tourner le dos à cet OM qui avait depuis toujours cet inéxorable pouvoir de se remettre en question via les mouvements contestataires de ses supporters (à double tranchant certes).

L’OM doit être aujourd'hui l'une des seules entreprises françaises qui porte plainte et menace ses clients insatisfaits. On aimerait exagérer pour une fois, malheureusement c’est un constat de plus, et de trop.

Enfin, on taira le racket de certains groupes de supporters qui n’hésitent pas à demander aux non-affiliés au-delà de 4 fois le prix initial des places en déplacement ou qui sous-traitent un marché parallèle aux alentours du Vélodrome les soirs de matches. On taira aussi leurs intérêts financiers et surtout politiques. On taira une fois de plus les questions sur le départ de Jean Fernandez, poussé dehors par des forces obscures dont on ne peut dire le nom. On taira le silence absolu de tous ces gens « qui savent mais ne peuvent dire ».

Si vous pensez encore que l'enceinte du boulevard Michelet se vide à cause du PSG ou de quelques défaites, alors ne venez pas vous étonner si la situation s’enlise bien plus encore. Ne venez pas dire que vous ne saviez pas. Ne venez pas dire que c'est de la faute des supporters si le climat autour du club est plus que jamais nauséabond.

C’est un ras-le-bol général contre la corruption qui entoure ce club et dont l’actionnaire, certains politiques et d’autres personnes avides "d’argent facile" semblent s’accommoder.

C’est un ras-le-bol des journaux qui se taisent par peur de perdre un scoop ou une interview au détriment de leur liberté d’expression.

C’est un ras-le-bol des amateurs de l’Olympique de Marseille qui ne demandent qu’à être respectés et écoutés, plutôt que d’être chassés de leur Vélodrome.

 

Allez l’OM !

Un supporter qui aimerait signer son texte, mais qui a trop peur des représailles.

Erratum:

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